De nombreuses Françaises ont dit adieu au soutien-gorge depuis le confinement

Pendant la période de confinement, le télétravail était la norme dans de nombreux pays dont la France. Et qui dit télétravail, dit confort avant tout. C’est pour cette raison que de nombreuses Françaises ont commencé à renoncer à leur soutien-gorge pendant la journée. Une vraie délivrance pour certaines. 

L’IFOP (l’Institut français d’opinion publique) a réalisé un sondage pour Xcams via un questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 12 juin 2020 auprès d’un échantillon de 3.018 personnes. Le but était de savoir si le fait de ne plus porter de soutien-gorge était devenu une habitude chez les Françaises de plus de 18 ans et plus. 

Avec cette étude relayée par le Huffington Post, on apprend qu’en juillet 2020, 18% des jeunes femmes de moins de 25 ans déclarent ne jamais porter ou presque de soutien-gorge. Avant la crise du coronavirus et le confinement, elles n’étaient que 4% à l’affirmer. Seul 2% des Françaises dans cette tranche d’âge ont recommencé à porter un soutien-gorge depuis la fin du confinement. Lorsqu’on analyse les chiffres de l’ensemble de la population féminine de France, on note que 7% des femmes ont adopté le mouvement “no-bra” depuis le confinement, contre 3% en février. 

Il est également important de préciser que les réponses varient en fonction de la forme de la poitrine. Les femmes qui disent avoir une “petite poitrine” sont plus nombreuses (57%) à avoir cessé de porter un soutien-gorge. C’est également le cas des femmes qui portent des prothèses mammaires (78%). 

Quelles sont les raisons qui poussent les Françaises à se passer de lingerie? Le confort semble être la cause principale. 53% des femmes interrogées estiment s’être débarrassées de “l’inconfort procuré par le port du soutien-gorge”. Les plus jeunes expliquent également que leur choix est déterminé par “le souhait de lutter contre la sexualisation des seins féminins qui impose de les cacher au regard d’autrui”. 

L’étude s’intéresse également aux raisons qui poussent certaines à ne pas franchir le cap. On apprend ainsi que pour 65% des femmes interrogées, le soutien-gorge procure un vrai confort. Cependant, certaines n’osent pas abandonner leur soutien-gorge à cause de la “pression sexuelle” subie dans la rue. 

Les données recueillies par l’IFOP vont malheureusement dans ce sens. Selon 48% des Français interrogés, “une femme qui ne porte pas de soutien-gorge prend le risque d’être harcelée, voire agressée”. Et ça ne s’arrête pas là. Pour 20% d’entre eux, “le fait qu’une femme laisse apparaître ses tétons sous un haut devrait être, pour son agresseur, une circonstance atténuante en cas d’agression sexuelle”. 

Dans sa conclusion, l’IFOP explique: “Les jeunes de moins de 25 ans, qui sont aussi les plus exposées au harcèlement de rue, semblent avoir intériorisé les risques de ‘rappel à l’ordre’ dans le cas où elles transgresseraient les injonctions à couvrir leurs poitrines – et notamment leurs tétons – dans l’espace public.” En 2020, il reste un long chemin à faire avant que chaque femme ne puisse enfin disposer entièrement de son corps dans l’espace public… 

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