Quatre indices qui ne trompent pas pour détecter les troubles alimentaires

De toutes les maladies mentales et autres affections psychiques, l’anorexie et la boulimie ont le taux de mortalité le plus élevé; selon des propos tenus par Rudy Demotte en 2006.


Et bien que ce taux n’ait pas été recalculé et annoncé officiellement depuis, les troubles alimentaires continuent d’inquiéter les spécialistes; dans notre société encore trop souvent régie par les diktats de l’apparence, de nombreux jeunes – souvent âgés de 15 à 29 ans – sont atteints par ces troubles. Si certains d’entre eux acceptent, bien souvent au bout de longues années de souffrance, d’être aidés et soignés, d’autres continuent malheureusement de souffrir en silence.

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De nos jours, il n’est pas rare de voir l’un des membres de notre famille ou l’un de nos amis faire attention à son poids, enchaîner les séances de sport ou entamer un nouveau régime. Il peut dès lors être difficile de faire la distinction entre une personne qui prend « soin d’elle », qui aime manger sainement et une personne qui se met en danger en se sous-alimentant.

Selon la thérapeute américaine Jennifer Rollin, spécialisée dans les troubles alimentaires et basée dans le Maryland, ces troubles se développent « en secret et en silence », et c’est précisément pour cette raison qu’il est extrêmement difficile d’en détecter les premiers signes: « Il n’y a aucun guide pour savoir si votre enfant souffre en secret d’anorexie, de boulimie ou d’hyperphagie boulimique […] de nombreux enfants ne se rendent même pas compte qu’ils commencent à glisser vers ces maladies mortelles », a ainsi confié le Dr. Rollin au Huffington Post.

Si le fait de changer d’habitudes alimentaires n’est donc pas systématiquement synonyme de troubles alimentaires, il se pourrait néanmoins que ça en constitue les prémices. Certains comportements méritent donc d’être surveillés par les parents ou les proches d’une personne susceptible d’être affectée par ces maladies; en étant particulièrement attentif, ces troubles peuvent être détectés et soignés à un stade précoce.

1. Une préoccupation excessive du poids et de la nourriture
L’un des premiers signes des troubles alimentaires est la préoccupation excessive du poids et de la nourriture: « Si votre enfant/proche a une peur intense de prendre du poids, c’est le signe qu’il pourrait souffrir d’un trouble de l’alimentation », explique ainsi le Dr. Rollin.
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Selon la thérapeute, il est donc important de surveiller d’éventuels changements radicaux dans les habitudes alimentaires d’une personne, de même que ses motivations et sa rigueur.

Si cette personne commence également à se limiter à quelques aliments « sains », à se préoccuper de la teneur en matières grasses des aliments, à préparer des plats riches et élaborés pour les autres sans pour autant les manger et à aller souvent aux toilettes, il y a malheureusement une forte probabilité à ce qu’elle soit atteinte de troubles de l’alimentation.

2. Des rituels alimentaires
Toujours selon le Dr. Rollin, les rituels alimentaires peuvent également être le signe de troubles alimentaires.
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Si vous voyez l’un de vos proches développer certaines habitudes étranges – comme couper sa nourriture en petits morceaux, la disposer systématiquement d’une certaine façon, mesurer ses ingrédients ou encore manger les aliments uniquement dans un certain ordre – il est possible que celui-ci soit atteint d’anorexie nerveuse, ou encore d’hyperphagie boulimique.

3. L’utilisation excessive des condiments et des boissons.
Un autre signe d’un trouble potentiel de l’alimentation est l’utilisation abusive de condiments et/ou des boissons: « Si vous remarquez que votre enfant/proche utilise une quantité excessive de moutarde, de sel ou encore d’autres épices, il se pourrait que ce soit le signe d’un trouble de l’alimentation », a ainsi expiqué le Dr. Rollin.

Selon la thérapeute, une consommation excessive de sodas light ou de café pourrait également être un autre signe, car ces boissons sont souvent consommées pour « se sentir rassasié ».

4. S’isoler et perdre son intérêt pour des activités plaisantes
Si une personne commence à s’isoler socialement pour « se concentrer sur la recherche de nouvelles recettes, pour aller à la salle de sport et/ou pour ne plus parler que […] de calories, de ‘nourriture saine’ et de régime », il se pourrait, selon le Dr. Rollin, qu’elle souffre d’un trouble de l’alimentation.

« Souvent, une personne qui souffre de ces troubles fait de ces derniers sa relation principale, au détriment des véritables relations de sa vie », a-t-elle ajouté.

Que faire si l’on a des doutes?
Si vous pensez que votre enfant/proche pourrait être atteint de troubles de l’alimentation, le mieux à faire est de l’emmener voir un professionnel, qui serait capable de voir si cette personne souffre réellement d’un trouble et, si oui, de lui fournir l’aide dont elle aurait besoin.

Selon le Dr. Rollin, il est également important de ne pas se fier au poids d’une personne pour savoir si elle est atteinte ou non d’un trouble de l’alimentation; les gens qui souffrent de ces troubles peuvent être extrêmement minces, tout comme ils peuvent avoir une corpulence plus forte. Les quatre indices mentionnés ci-dessus sont sans aucun doute les plus fiables dans un premier temps.

Source: 7sur7.be

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